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Observatoire interne 2018 – analyse des résultats DGFIP

Le directeur général, dans sa présentation des résultats de l'observatoire interne 2018 (anciennement baromètre social), nous annonce que l'administration doit tirer les enseignements de cette enquête pour répondre aux attentes des agents et améliorer leurs conditions de travail.

À la suite de la publication des résultats de l'enquête 2017, le directeur général faisait pratiquement les mêmes remarques.

Et que s'est-il passé en une année : pas grand-chose pour ne pas dire rien du tout. En tout cas pas dans le domaine de l'amélioration des conditions de travail.

Globalement, les résultats de cette enquête montrent que la situation se dégrade toujours à la DGFIP. Le mouvement s'est même amplifié, sans doute en raison des annonces d'un vaste plan de transformation de notre administration.

La participation à cette enquête baisse au fil du temps. En quatre ans, on est passé d'un taux de 54 % à un taux de 36,3 %.

Le taux de participation évolue fortement en fonction du grade. Sans surprise, ce sont les cadres supérieurs (47,78%) et les inspecteurs (42,55%) qui ont le plus répondu, tandis que le taux de participation des contrôleurs (35,85%) se rapproche de la moyenne de la DGFIP et que ce sont les agents C qui ont le moins répondu avec un taux de participation de seulement 29,42 %.

La qualité de vie au travail et les conditions de travail

Sans surprise, la situation s'est encore dégradée entre 2017 et 2018.

La valeur moyenne du stress progresse pour atteindre désormais 6,8/10 (6,4/10 en 2017). La part des agents qui valorisent leur stress entre 8 et 10 subit une forte hausse et passe de 36 % à 41 %. Comme les années précédentes ce sont les cadres supérieurs et les agents en contact régulier avec le public qui indiquent subir un stress très important (valeur moyenne supérieure à 7/10). Ce qui est inquiétant, c'est que la part des agents concernés dépasse désormais 50 % et est en forte progression (+ 6 % pour les agents en contact régulier avec le public).

Deux raisons principales sont mises en avant : les perspectives d'avenir, pour 49 % des agents, et la charge de travail pour 47 % des agents.

La conséquence directe est une très grande insatisfaction des agents quant à leur qualité de vie au travail. Seulement 14 % d'entre eux (18 % en 2017) disent être très satisfaits de leur qualité de vie au travail. Dans le même temps, la note moyenne que les agents attribuent à cette qualité de vie au travail passe de 5,7/10 en 2017 à 5,4/10 en 2018. 29 % des agents attribuent même une valeur moyenne inférieur à 5, ce qui représente une progression de 5 points par rapport à 2017.

Surmenage

Mais comment pourrait-il en être autrement quand 90 % des agents déclarent travailler dans l'urgence au moins de temps de temps. Pour 59 %, c'est même « souvent ». Les cadres supérieurs battent tous les records dans ce domaine avec un taux de travail dans l'urgence de 96 %.

Ça craque de partout dans les services mais la direction n'apporte aucune solution. Elle préfère réformer petit bout par petit bout les règles de gestion des agents et des cadres pour mettre en place un dispositif qui permettra aux directeurs locaux de gérer sans filtre les maigres effectifs qui leur resteront.

On se demande comment, dans un tel contexte, 65 % des agents trouvent encore que l'ambiance de travail est bonne dans les services et que le climat social est bon dans leur département (56 %, soit une hausse de 9 points en une année). Là il faut avouer qu'il y des données que l'on a du mal à interpréter !

Les transformations de la DGFIP

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Deux chiffres permettent de comprendre que les agents de la DGFIP ne sont pas convaincus de la nécessité d'un grand bouleversement dans l'organisation des services :

- 66 % estiment que le service rendu est de bonne qualité ;

- 59 % estiment que le fonctionnement de leur service est efficace.

Ces deux chiffres ne laissent planer aucun doute sur la volonté des agents de conserver l'organisation et les méthodes de travail en place.

Il n'y a donc aucune surprise sur le fait que 76 % des agents (+ 8 points par rapport à 2017) pensent que la DGFIP n'évolue pas dans le bon sens. Un tel niveau d'opposition montre une défiance très forte des agents vis à vis du projet du gouvernement pour la DGFIP.

Cela s'accompagne d'une très forte baisse (- 9 points en une année) de la satisfaction de travailler à la DGFIP qui s'établit désormais à 63 %.

Les agents ne peuvent pas être plus clair concernant le projet de transformation de la DGFIP : 69 % des agents, contre 54 % en 2017, pensent que les changements sont trop rapides.

Les agents de la DGFIP lancent un cri d'alarme, mais personne ne les écoute du côté de la direction générale.

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De toute façon, 59 % des agents estiment qu'ils sont mal informés sur les réformes et les projets en cours. Le constat est le même chez les cadres supérieurs (52%), ce qui est plutôt inquiétant car ce sont eux qui vont être chargés de la mises en œuvre pratique des réformes.

Il y a clairement un déficit de communication de la part de l'administration, mais ce n'est pas nouveau. L'UNSA DGFIP réclame depuis plusieurs années que la direction apporte une vision à cinq ans en terme d'effectifs et d'organisation. Mais c'est une demande qui nous est systématiquement refusée. Le choix a été fait de laisser tout le monde dans l'ignorance.

Et après, la direction doit sans doute se demander pourquoi 76 % des agents ne se sentent pas acteurs du changement !

Cela ne fait, comme nous l'avons indiqué plus haut, qu'encourager la montée du stress, mais aussi la démotivation des agents. Pour 61 % d'entre eux, cette motivation diminue, soit 6 points de plus qu'en 2017. Désormais, ce son 76 % des agents, soit 3 agents sur 4, qui sont pessimistes sur leur avenir au sein de la DGFIP.

Alors, monsieur le directeur général, il est temps d'agir et de prendre la mesure du travail à accomplir pour rétablir un embryon de confiance entre l'administration de la DGFIP et ses agents.

Et estimez-vous chanceux, car si l'étude avait été mené en ce début d'année, il y a fort à parier que les résultats auraient été pires encore .

ras le bol 2018

Nous en profitons pour souhaiter la bienvenue au nouveau directeur général de la DGFIP, Monsieur Jérôme FOURNEL, qui prendra ses fonctions le 20 mai 2019. Nous espérons, dans le contexte difficile que nous vivons actuellement à la DGFIP, qu'il saura être un homme de dialogue et d'écoute des aspirations des agents et des cadres de notre administration.

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